"Tous les champs de bataille"
Fondé en 1674 par Louis XIV pour soigner les soldats blessés au service de la France, l'Institution Nationale des Invalides a traversé 350 ans d'histoire nationale. Aujourd'hui, sa mission s'étend aux victimes d'attentats et aux personnes en situation de grand handicap. Sa permanence est une promesse : la nation ne laisse personne derrière.
Après la lente désaffection de l'institution à la fin du XIXe siècle, le retour en masse des blessés date de la Première Guerre mondiale, lorsque « l'infirmerie des Invalides » accueille une annexe du Val-de-Grâce, l'hôpital VG 83, destiné à recevoir les blessés médullaires et crâniens.
C'est à ce moment que « les Invalides », qui devaient être fermés au début de la guerre en 1914, deviennent, sous l'impulsion de Clemenceau, « l'Institution Nationale des Invalides » et ajoutent à leur vocation de charité et de reconnaissance une vocation de rééducation : près de cinquante ans avant la naissance officielle de cette spécialité médicale.
Louis XIV fonde l'Hôtel des Invalides pour accueillir les soldats blessés et invalides de guerre. Une institution nationale naît.
L'INI traverse la Révolution. Sa mission fondamentale, soigner les blessés de la nation, demeure inchangée.
Afflux massif de blessés. L'INI forge son expertise en réhabilitation et en appareillage de guerre.
Retour en masse des blessés. Les Invalides accueillent l'annexe VG 83 du Val-de-Grâce (blessés médullaires et crâniens). Sous l'impulsion de Clemenceau, l'établissement devient l'Institution Nationale des Invalides et ajoute la rééducation à sa vocation.
L'institution accueille les blessés de la Libération. Son rôle dans la reconstruction nationale est central.
Création du CRPT, Centre de Réhabilitation Post-Traumatique, spécialisé dans les blessures psychiques et physiques de guerre.
L'INI élargit sa mission aux victimes d'attentats civils. "Tous les champs de bataille" prend un sens nouveau.
350 ans d'engagement. 388 professionnels. 136 lits et places. 2 115 patients suivis. La mission continue.
Chaque année, l'INI publie un bilan complet de ses soins, de sa réhabilitation, de son appareillage et de sa recherche.